fabien.delorme Ecrivait:
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> Lil Ecrivait:
Citation:
> > Ce que je retiens pour l'instant est la
> nécessité de collecter (alors que je pensais partir
> plutot sur des créations); le besoin d'écouter
> encore et encore, de s'entraîner souvent.
>
> C'est pas forcément interdit de travailler sur ses
> propres créations, même lorsqu'on débute mais ça
> me paraît important d'au moins connaître la
> tradition orale, au même titre qu'un romancier ou
> qu'un auteur de théâtre se devrait de connaître
> ses classiques et même un peu plus...
*** Tout à fait d'accord, il faut d'abord savoir où l'on met les pieds, et de quoi il s'agit
fabien.delorme Ecrivait:
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> Lil Ecrivait:
Citation:
> > J'ai encore des questions... Qu'est ce qui
> > définit un conte ? doit-il prendre place
> > nécessairement dans un univers imaginaire ?
> > Peut-on utiliser le "je" ?
>
> Univers imaginaire, non... Il y en a qui racontent
> des récits de vie, des histoires vraies plus ou
> moins romancées.
>
> Pour le "je", il y en a qui le pratiquent, mais
> c'est rare, et assez "casse-figure" à mon avis.
*** Lil demande très précisément ce qui définit un conte, n'est-ce pas…
Alors, pour être très précis, et définir ce qu'est un CONTE (pas forcément ce que content les conteurs), et pas une légende, ou une anecdote, ou un récit de vie, un mythe, une nouvelle, etc.
Premier point : Un conte, ce n'est PAS un TEXTE, c'est une HISTOIRE. C'est à dire que tu n'es pas au service du texte (d'un auteur, éventuellement) mais au service d'une histoire. L'intérêt c'est que tu n'as PAS BESOIN d'apprendre le "texte" par coeur…
Et que donc tu peux changer certaines choses, tant que ça ne contredit pas l'esprit de l'histoire.
Si tu changes complètement la fin, par exemple, parce que celle que tu as sous la main ne te convient pas, tu peux te demander si tu as vraiment envie de raconter cette histoire… Perrault l'a fait, ça change pas mal de choses…
Second point : un conte (un vrai!

), ça se présente comme ça:
A- Au début, il y a une situation donnée:
a- Soit les choses vont bien,
b- soit elles ne vont pas bien.
c- Si les choses vont bien, il va se passer quelque chose qui va faire que ça ne va plus bien.

(donc situation équivalente à "b")
B- L'histoire se termine bien. Un CONTE se termine bien. Pas forcément pour tout le monde, mais pour le héros ou l'héroïne et les gens qu'il aime.
C- Ce qui va se passer entre A et B, c'est l'histoire!
Tout le processus du conte consiste donc à raconter au public ce qui se passe entre le début (où ça va mal, ou bien mais qui va se gâter) et la fin (où tout s'arrange).
Toutes les "histoires" qui ne se passent pas comme ça ne sont pas des contes. (voir "premier point")
C'est un peu manichéen (il y a parfois des nuances, souvent parce qu'un auteur-conteur y a mis son grain de sel…

), mais tu devrais pouvoir t'y retrouver au début. Je précise que je me situe dans l'idée du "conte populaire".
Par exemple, certains "contes" d'Andersen ne sont absolument pas des contes populaires, mais des contes "littéraires": ils ont vraiment un auteur, et tu ne peux pas changer grand chose à ce qui s'y trouve.
On pourrait aussi disserter sur les contes des Grimm (voir mon 1er post), mais là faut que j'aille manger.
Bon appétit à tout le monde
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Ani Boquillon * conteuse *
«Mais sait-on au juste / ce que pense le grillon / du boucan des hommes ?» Kôrogi Makoto (Grillon-Sincère)