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En quête de menteries
Envoyé par: Prune (Adresse IP journalisée)
Date: lun. 24 octobre 2011 18:00:05

Bonjour,

Je recherche des menteries, notamment celles ou un enfant devient très rapidement fort et indomptable!
pouvez-vous me donner des références?

Merci pour votre aide précieuse...

Aurélie

Re: En quête de menteries
Envoyé par: lisa de la salamandragore (Adresse IP journalisée)
Date: lun. 24 octobre 2011 21:07:16

tu connais l'album: "max et les maximonstres"?
un grand classique!

lisa
[lisa.baissade.free.fr]

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: mer. 26 octobre 2011 19:23:31

Il y a une histoire de chasse au lièvre racontée par Alain Gaussel. Je dois l'avoir écrite dans ma machine, avec pas mal de rajouts de mon cru.
Il y a un conte de mensonge dans Grimm.
L'histoire de la citrouille aussi. Je crois qu'elle est attribuée à Nacer Khémir - A vérifier
Et aussi les trois sacs à remplir de mensonges.
Mais il faudrait que je retrouve les références, et je n'ai guère de temps.
En revanche, un conte de mensonge où un enfant devient gros et fort, je ne retrouve pas.

En revanche, des enfants qui deviennent forts et indomptables, il y en a dans les séries de contes d'enfants terribles (Afrique).

H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 27 octobre 2011 15:52:07

salut hélène
l'histoire de ta citrouille m'intéresse drôlement . Je ne connais pas ton conte prune malheureusement . Mais si je tombe dessus dans mes recherche car je cherche tout le temps et j'accumule , je te fais signe . Par conte la plus connue des histoire de mensonge reste tout de même Pinoccio . Petite j'étais impressionnée par son nez qui s'allongeait ce qui fait qu'en suite quand je soupçonnait mes enfants de mentir que leur disais qu'il y avait un trait rouge qui apparaissait sur leur front . çà ne loupait pas il se frottait le front en me disant: mais non je dis la vérité .Là je savais qu'ils mentaient pour s'en sortir et du coup , , j'avais presque envie d'en rire . un bon truc non?
je cherche et si je trouve je mets les références on ne sait jamais .
bonne journée manu67

*****

"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 27 octobre 2011 23:35:15

Pour l'histoire de la citrouille, je l'ai entendue, mais je ne me rappelle pas les références. Je sais que le héros entre dedans et y trouve un monde immense dans lequel il marche longtemps. Je crois que cette histoire a été écrite et a paru en album pour enfant.

En relisant ta question,Prune, je vois que tu parles de contes de menteries. Le début de l'histoire que tu évoques m'avait fait penser aux contes d'enfants terribles d'Afrique. Mais ces contes ne sont pas des contes de mensonges. Désolée, je n'ai pas de meilleure piste.



H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Prune (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 27 octobre 2011 23:47:21

Bonsoir,

Merci à tous les 3 pour vos réponses.

Peut-être que je confonds 2 choses: la menterie et un conte d'enfant terrible. Je vais surement me faire ma propre version... Du coup, je suis preneuse de références de menteries (car je n'en i pas trop en stock) et surtout des sources d'enfants terribles!

Merci d'avance,

D'ici là, bonne menteries et conteriez à vous!

Prune

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 11:30:05

Pour les contes d'enfants terribles, il faut savoir que cette appellation aurait été donnée par des chercheurs français, du moins si j'en crois une conteuse africaine. Je vais demander jeudi, puisque je dois le voir, à Bertrand N'Zoutani.
Autre point à savoir : les contes d'enfants "rusés" et d'enfants "terribles" commencent souvent de la même manière, par une naissance précoce et un enfant qui grandit très vite, indomptable. Mais l'un utilise ses dons dans l'intérêt général, l'autre (ou les autres quand il s'agit d'un frère et d'une soeur) transgresse tous les tabous, toutes les règles de vie en commun.

En attendant, voici quelques références :

"L'enfant rusé et autres contes bambara" (Afrique de l'Ouest, dont Mali) - Textes recueillis et traduits par G. Meyer et V. Görög-Karady : trois contes notamment :
"L'enfant rusé" p. 106 - "L'enfant terrible" p. 116 - "La fille terrible" p. 127

"Les nouveaux contes d'Amadou Koumba" (Sénégal) -Birago Diop - Présence africaine - Conte : "Djabou N'Daw" p. 101 (Mamadou Diallo s'était inspiré de ce personnage d'enfant à la limite entre rusé et terible en le féminisant pour en faire son : "Diabou N'Dao" - mais le personnage initial est masculin et se bat contre un dragon mauvais qu'il vainc et transforme en lion qu'un bâton suffit à chasser)

"L'Arbre à palabres - Essai sur les contes et récits traditionnels d'Afrique noire" Jacques Chevrier - Hatier - On y trouve un article intéressant et un conte du Burkina Faso, "Les enfants terribles", un frère et une soeur) p.39 à 45.

J'ai ces bouquins à la maison, Prune, et comme tu habite dans le coin...


Pour le conte avec la citrouille, Manuelle, je crois que c'est dans le conte de mensonge intitulé "Grand-père est né" publié en album chez Mascaret d'abord, puis chez Syros, de Nacer Khémir. Il est très drôle. Je ne l'ai pas, j'espère qu'on le trouve encore en bibliothèque. Je vais demander, car j'aimerais bien m'en servir aussi. Alain Gaussel le raconte très bien.


H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 11:36:43

Petite précision : l'ouvrage "L'enfant rusé et autres contes bambara - Mali et Sénégal oriental" a été publié chez Edicef - 93 rue Jeanne d'Arc 75013 Paris - collection Fleuve et Flamme - On peut se renseigner sur ces publications faites dans un cadre scientifique, au : Conseil International de la Langue Française (CILF) - 103 rue de Lille Paris -

H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: fanette (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 11:39:03


"Le roi des menteurs" de je ne sais plus qui aux Editions Syros ! Je devrais avoir le texte ! Mais où ?? Je chercherai

De Birago Diop, il y a aussi "le mensonge et la vérité" !

Agacée des tromperies de Mensonge, Vérité lui demande de se taire et de la laisser parler. S'ensuit toutes sortes de mésaventures pour les deux amies et Vérité comprend que Dieu aime la Vérité, mais pas les hommes !!

Impossible de mettre la main sur ce texte ! Mais tu peux facilement le trouver en bibliothèque



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Il n'y a rien de plus s

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 12:05:47

Je crois que c'est de Patrick Mosconi (nom de mémoire)

Mais j'aime bien cette discussion de Vérité et Mensonge.

H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: 3 petites pommes (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 13:27:35

J'ai trouvé très régulièrement en lisant des histoires à mes enfants un conte dont la trame est :
Un animal peureux ou un enfant peureux prend un petit objet sur la tête en faisant sa sieste. Il pousse un grand cri et là, selon les version, soit il se méprend, soit pour ne pas avoir l'air ridicule, il invente l'histoire d'un gros objet (style branche)qui lui serait tombé sur la tête. Au fur et à mesure, l'histoire est très transmise en amplifiant la catastrophe jusqu'à prendre l'ampleur de la fin du monde. Bien sûr, l'histoire s'arrête quand quelqu'un de plus fûté ou de plus courageux va voir.

Parmi les versions existantes: Sauve qui peut avec un lièvre peureux (Histoires du Père Castor)
Cette histoire existe aussi dans un vieux pomme d'api d'il y a environ 30 ans avec les enfants qui à partir d'un ballon caché derrière un buisson invente l'histoire d'un oeuf, puis d'un oeuf de dragon etc et le village tout entier et armé finit par partir à la recherche d'une armée complète de dragons féroces.

Je vais continuer à regarder ce que j'ai sous le coude.

3 pommes

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 14:19:03

Parfois l'histoire finit mal. Ainsi il y a des versions où tous (dans ce cas, il s'agit de volailles ou animaux de basse-cour de la ferme) acceptent de se cacher dans la tanière de renard, et n'en ressortent jamais.
J'ai publié (Conter pour les petits) une version où l'âne les ramène à la ferme juste avant qu'ils n'entrent dans la tanière : c'est un poussin qui a reçu la première feuille morte d'automne sur le crâne et croit que le ciel lui tombe sur la tête.

Mais ce type de conte n'est ni un conte de mensonge (où le conteur accumule volontairement comme des vérités vraies des contre-vérités évidentes),
ni un conte d'enfant terrible (spécifique de certaines régions d'Afrique) :
ce pourrait être un animal petit en taille mais adulte qui alarme à tort tous les autres, et c'est lui qui se trompe, pas le conteur qui joue à affirmer ce qui ne peut être réel (ex. : quand je suis arrivé chez moi, j'ai trouvé mon grand-père qui venait de naître...).

H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: lisa de la salamandragore (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 15:22:05

bonjour,
il y a un conte que j'aime particulièrement, mais que je n'ai conté qu'une fois: très difficile pour moi (le texte ci dessous n'est pas le texte d'origine, il s'agit de ma version):

Le roi et ses trois filles

Il était une fois un roi qui avait trois filles, c'est-à-dire qu’il en aurait eu trois s’il en avait eu une de plus. Mais, on ne sait trop comment, l’aînée n’était pas née. Elle était très belle, elle avait beaucoup d’esprit et elle parlait plusieurs langues étrangères à la perfection, comme l’affirment tous les auteurs de cette époque, quoique aucun d’entre eux ne prétendent qu’elle ait jamais existé ;
Il est tout à fait certain que les deux autres princesses étaient loin d’être des beautés : la deuxième était bègue et borgne et la plus jeune avait de vilaines dents et une seule jambe , ce qui faisait qu’elle dansait plutôt mal.
Comme il était peu probable que sa majesté ait d’autres enfants, étant âgé de quatre vingt sept ans, deux mois et treize jours quand sa reine mourut, les habitants du royaume étaient très anxieux de voir les princesses se marier.
Mais il y avait un obstacle de taille à cet évènement : le roi insistait pour que sa fille aînée fût mariée la première ; et comme cette personne n’existait pas, il était très difficile de lui trouver un mari à sa mesure.
Les courtisans approuvaient tous la résolution de sa majesté, mais dans le peuple il y avait un nombre important de mécontents, la nation était déchirée en différentes factions :
Les ronchons affirmaient que la seconde princesse était l’aînée et devait être déclarée héritière apparente de la couronne, d’autres soutenaient qu’il n’y avait jamais eu de princesse borgne et bègue que donc qu’il ne pourrait y en avoir et ainsi la place devait revenir à la plus jeune ;
On ne peut imaginer quelles animosités et quelles querelles cela suscita.
Tandis que la nation se retrouvait dans cette situation de crise, se présenta le prince de quifferiquimini,, qui aurait été le héros le plus accompli de son temps , s’il n’était mort et s’il parlait un tout autre langage que l’égyptien et s’il n’avait pas eu trois jambes.
Malgré ces défauts, les yeux de toute la nation se tournèrent immédiatement vers lui, et chaque parti souhaita le voir épouser la princesse qu’il soutenait.
Le roi le reçut avec les plus grands honneurs, les princesses étaient si entichées de lui qu’elles devinrent plus ennemies que jamais.
Les dames de la cour inventèrent mille petites modes à son image : tout devait être à la « quiffériquimini » : hommes et femmes à la mode se poudrèrent le visage de blanc pour paraître le plus cadavériques possibles, leurs vêtements étaient brodés de hiéroglyphes et toutes les tables, toutes les chaises, tous les tabourets, tous les lits n’eurent que trois pieds : mais cette mode fut rapidement abandonnée car elle était très malcommode.
Le prince qui, depuis sa mort, n’avait qu’une très faible constitution, était un peu las de cet excès d’attention et aspirait souvent à se retrouver seul dans son cercueil.
Mais sa plus grande difficulté était de se débarrasser de la plus jeune princesse qui avait mis le grappin sur lui et était en admiration pour ses trois jambes, elle qui n’en avait qu’une.
A vrai dire, ce fut l’aînée qui fit sa conquête, et un certain mardi matin il se précipita chez le vieux roi, lui apprit son amour et lui demanda la princesse en mariage.
Rien ne pouvait égaler la joie du vieux monarque qui se jeta au cou du squelette du prince, mouillant ses joues creuses de chaudes larmes, et lui accorda sa requête.
Il y eut pourtant un énorme obstacle à cette union : la loi du pays interdisait à quiconque de se marier avec un membre de sa famille.
Or une femme qui ne fut jamais et un homme qui avait été furent considérés comme cousins….
C’est ainsi que les deux amoureux s’enfuirent et qu’on n’entendit plus jamais parler d’eux.
Le roi finit par mourir , la seconde princesse épousa un marchand de couleurs et quand à la plus jeune, , elle perdit la raison, fut internée dans un asile de fou réclamant jour et nuit un mari à trois jambes.
D’après « contes hyéroglyphiques »d’Horace Walpole ; éditions mercure de France


lisa
[lisa.baissade.free.fr]

Re: En quête de menteries
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 15:48:26

salut lisa !
elle est pleine d'humour ton histoire j'aime bien je crois que je vais me la garder de côté celle -là .
En vous lisant toute je me suis souvenu d'une histoire que ma grand mère me racontait , histoire qui devait m'apprendre à ne pas mentir . c'est celle du berger :
dans les montagnes il y avait beaucoup de bergers qui gardaient les moutons et comme il se tenaient tous les coudes, pour éviter des pertes dues aux loups , ils avaient mis au point un code pour s'appeler les uns les autres si le loup venait(oups j'ai oublié le code mais on va dire qu'il fallait créer au loup )
Or l'un des bergers avait fort envie d'essayé ce code , çà le démangeais fortement de crier au loup . alors un jour n'y tenant plus , il cria au loup à plein poumon . alors les autres bergers accoururent de tous côté avec fourche bâton et autre instruments laissant leur brebis à la garde de leurs chiens .quand il arrivèrent le berger menteur se roulait parterre de rire et leur dit qu'il voulait juste voir si le code fonctionnait , mais qu'ils pouvaient retourné à leur brebis,il n'y avait rien . les jours passent et le berger recommence .Les autres bergers accourent et le berger toujours en riant , leur dis qu'il a cru voir une ombre . Ainsi plusieurs fois le berger agit de même pour s'amuser et à chaque fois trouve une excuse(désolée me souviens plus de tout ). Et puis un jour une meute de loup lui rend vite et se met à manger tout son troupeau . alors il crie à plein poumon et à tous les échos de la montagne . mais là aucun berger ne se déplace . moralité, il se bat tout seul avec son chien contre le loup ,et son chien meurt ,puis il se tait . C'est à ce moment là que les autres bergers se décident à venir pour constater le carnage .
Le jeune berger leur fait des reproches ,aussi un des plus vieux bergers lui dit :
parfois pour un berger ce n'est pas le loup son pire ennemis, mais lui même . si tu n'avais pas menti aussi souvent nous serions venus .A crier au loup inutilement , on est désarmé quand il vient vraiment .
elle m'était sortie de la tête celle là mais je crois que je vais me là réécrire çà peut toujours servir
bonne journée
manu67

*****

"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: En quête de menteries
Envoyé par: lisa de la salamandragore (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 17:15:34

eh, c'est Pierre et le loup que tu nous racontes là!
j'aime bien ta conclusion:
"parfois pour un berger ce n'est pas le loup son pire ennemis, mais lui même "
bonne journée aussi



lisa
[lisa.baissade.free.fr]

Re: En quête de menteries
Envoyé par: fanette (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 18:53:28


Non ! Non ! Lisa, ce n'est pas l'histoire de Pierre et le Loup !
C'est tout simplement l'histoire du "Garçon qui criait au loup" ! Dans ma version (terrible) le petit garçon se fait manger par le loup !!
C'est une fable d'Esope !! C'est dire, si c'est vieux !!



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Il n'y a rien de plus s

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 19:21:16

Cette fable a souvent été racontée aux enfants pour leur apprendre, comme le dit Manuelle, le danger de mentir. Avec diverses adaptations comme celle, très sympa, que raconte Manuelle. Mais en effet, dans la fable, l'enfant est dévoré. C'était si connu qu'on y faisait parfois simplement allusion à propos de personnes qui mentent beaucoup, avec des phrases comme "à force de crier au loup..." et tout le monde comprenait le sous-entendu : on ne le (la) croira plus le jour où ce sera vrai.

Pierre et le loup est un conte musical de Prokofiev, où les personnages sont représentés par les instruments de musique, et où Pierre va attraper le loup qui a mangé le canard, malgré la défense de son grand-père chasseur et avec l'aide de l'oiseau.

H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 28 octobre 2011 21:03:43

salut hélène !
possible que ce soit Esope . j'aime bien ces contes de sagesse .Je crois que je préfère quand c'est le chien qui meurt parce que quelque part . ce berger est deux fois punis et on ne le plainds pas alors que si c'est lui qui meurt on se dit que quelque par c'était de sa faute mais çà ne méritait pas çà .il faut savoir qu'un berger sans son chien c'est comme un aveugle sans sa canne , c'est peu être pire finalement .pierre et le loup je connais aussi mais il n'y a pas de mensonge dans pierre et le loup juste un loup affamé et un petit garçon désobéissant qui s'en tire plutôt bien .Avec mes enfants on s'amusait à mimer les différents animaux le canard ,l'oiseau le chat et évidement le loup .Je faisais souvent le rôle du loup et les enfants le rôle de pierre .Ils se sont bien amusé avec cette histoire qui tout compte fait se termine bien pour tout le monde sauf le canard .
mais ce n'est vraiment pas un conte de menterie non .
allez bonne journée
manu67

*****

"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: En quête de menteries
Envoyé par: Hélène Loup (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 29 octobre 2011 11:50:42

Les fables s'adressaient généralement aux adultes, Manuelle. Et c'est vrai que les conséquences de ce qui n'est en soi qu'une petite chose peuvent, dans la vie, être redoutables. Alors, pour les enfants, on adoucit comme dans ton histoire.
C'est le même principe que pour les trois petits cochons, pour Chaperon Rouge.

Une précision concernant les menteries. Le "conte de mensonge" est un genre en soi. Ils font partie des "contes ayant pour thème le mensonge". Mais tous les contes "ayant pour thème le mensonge" ne sont pas nécessairement des "contes de mensonges" ou "menteries". Ces derniers sont un jeu, généralement interactif avec le public qui, comme chez les Celtes, et s'il est averti, essaie de déstabiliser le conteur en lui disant qu'il ment, en démontrant qu'il ment. Le conteur gagne le match (car c'était des joutes très prisées, un peu à la façon de certains match de rappeurs) s'il arrive au bout de son histoire sans s'être laissé perturber, ce qui suppose une bonne habitude de l'improvisation et un solide sens de l'à-propos.
Les contes sur le "thème du mensonge et de la vérité" sont souvent des contes d'enseignement, ou comportant une part d'enseignement. Il y a aussi d'autres genres, comme "Le conte du Roi Renaud" de Pourrat, qui développe la chanson du "Roi Renaud" : Un seigneur rentre blessé à mort de la guerre (ou de la chasse) mais ne veut pas que sa femme, qui vient d'accoucher et est donc fragilisée, le sache. Sa mère va donc s'ingénier à mentir à la jeune accouchée qui perçoit bien qu'il se passe des choses anormales. Là, on est dans la légende et dans le tragique pur.

Les menteries sont jubilatoires à faire. Mais si les adultes comprennent tout de suite, les enfants n'y entrent que si on leur dit qu'on va mentir. En général, je leur dis de compter combien de mensonges, c'est-à-dire de choses impossibles dans la réalité (sinon, ils ne comprennent pas bien le sens, ici, de mensonge, et confondent avec morale, affabulation, jeu de l'histoire inventée, etc.) je peux débiter en une courte histoire (les menteries ne sont jamais des contes longs). Et bien sûr, je ne les ai jamais comptés !

H

Re: En quête de menteries
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: sam. 29 octobre 2011 12:25:21

salut hélène loup
moi non plus mais ton truc interactif m'intéresse drôlement. çà doit être jubilatoire d'arriver au bout . un truc à essayer avec des primaires çà doit le faire . merci pour l'idée à creusée . Pour le reste je suis assez d'accord avec toi , je me souviens d'une histoire avec une petite fille prétentieuse un peu dans le même genre il faut que je creuse ma mémoire , effectivement elle n'était pas très longue aussi . donc je te rejoins sur ce point . Ce genre de petits contes peuvent être souvent rajouter entre deux histoires pour souligner ou introduire quelque chose dans le conte suivant. Quand j'en utilise un en générale , j'essaye tout de même qu'il ne soit pas trop moral mais plutôt générateur de sagesse . Il faut croire que le mot morale ne me plait pas .Un vieux souvenir d'école surement .Mais j'aime bien ton explication du conte de menterie . comme à chaque fois j'y trouve des pistes .
merci Hélène pour se cour bien instructif .
manu67

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