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le bouleau tortu
Envoyé par: lisa de la salamandragore (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 16 février 2012 00:03:30

je recherche un conte estonien "le bouleau tortu"
j'en ai une version dans "histoires d'arbres" des sciences aux plantes
je possède le livre"l'esprit de la forêt" chez José Corti, ce sont des contes estoniens mais je ne l'ai pas trouvé
qui aurait une piste?


lisa
[lisa.baissade.free.fr]

Re: le bouleau tortu
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 16 février 2012 13:01:58

salut lisa !

j'ai une histoire de bouleau, mais c'est canadien et là le bouleau est une peste car se crois mieux que les autres, parce que les hommes préfèrent son écores. Il s'agit du conte du grand pin et du bouleau conte du quebec . Mais si tu veux je peux te passer celle que j'ai écrite sur les malheurs du saule bossu dont les autres arbres se moquent car ses branches traînent parterre et son troc est tout noueux . j'ai encore quelques corrections à faire dessus , Mais elle est plutôt pour petit jusqu'à 8 ans je dirais .
si le conte sur le bouleau t’intéresse je peux te le scanner. bonne journée mais pas de ton bouleau tordu désolée.
bonne journée Manu

*****

"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: le bouleau tortu
Envoyé par: La conteuse du vent d'avril (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 16 février 2012 13:46:22

bonjour Lisa,

Dans le dernier paragraphe, il y a une allusion au conte dont tu parles...
Est-ce que tout ceci peut t'aider ?

Les proverbes russes recueillis par Dal nous apprennent que le Bouleau fait bien quatre choses : il donne la lumière au monde (avec les branches du Bouleau on fait des torches) ; il étouffe les cris (du Bouleau on tire le goudron, et on goudronne les roues des chariots) ; il guérit les malades (par l'eau, dont Mattioli nous apprend les propriétés bienfaisantes ; l'eau goudronnée est encore à la mode dans la thérapeutique moderne), et il nettoie (dans les bains russes, pour provoquer la transpiration, on se fustige tout le corps avec des branches de Bouleau). On dit aussi que le Bouleau guérit des maladies de la peau, et qu'il est le puits du peuple. Avec l'écorce du Bouleau, les paysans russes se font aussi des souliers. « Dans la petite Russie, dit Girard de Rialle, lorsque les jeunes filles vont au bois chercher des fleurs et des branches de Bouleau, elles chantent : Ne vous réjouissez pas, chênes ; ne vous réjouissez pas, chênes verts ! Les filles ne vont pas à vous ; elles vous apportent ni pâté, ni gâteau, ni omelette ! Io, io, Semik et Troitsa ! Réjouissez-vous, Bouleaux, réjouissez-vous, verts Bouleaux ! Les filles viennent à vous ; elles vous apportent pâtés, gâteaux et omelettes ! ». C'est le jour de la Pentecôte que les jeunes filles russes vont suspendre leurs couronnes aux arbres bien-aimés ; c'est le jour de la Pentecôte que les paysans russes plantent devant leurs isbas des branches de Bouleau, espèces de mais, symboles verdoyants de la belle saison qui est revenue sous la chaleur bienfaisante des langues de feu, des rayons de soleil qui viennent réveiller la terre. On a soin parfois de mettre autour du jeune Bouleau un fil, un ruban rouge, pour qu'il pousse mieux, pour éloigner de lui le mauvais œil. Afanassieff nous parle d'un Bouleau qui montre sa reconnaissance à la jeune fille persécutée par sa marâtre sorcière, en souvenir de l'aimable attention qu'elle a eue de lier autour de lui un ruban. Dans un autre ouvrage, Afanassieff fait mention d'un Bouleau blanc qui pousse dans l'île de Becian, sur le sommet duquel on croit voir assise la mère de Dieu (Bogoraditza). Grohmann, dans ses Aberglauben ans Bohmen, nous parle d'une jeune bergère qui filait dans un bois de Bouleaux, à laquelle se présenta la Femme sauvage habillée de blanc, avec une couronne de fleurs sur la tête ; la Femme sauvage engagea la jeune fille à la danse, et la fit danser, pendant trois jours jusqu'au coucher du soleil, mais si légèrement, que l'herbe sous ses pieds ne se foulait, ne se courbait point. À la fin de la danse, toute la laine était filée, et la Femme sauvage satisfaitee remplit les poches de la petite bergère avec des feuilles de Bouleau qui se changèrent de suite en monnaie d'or. On ajoute que, si la Femme sauvage, au lieu de danser avec une jeune bergère, avait dansé avec un petit berger, elle l'aurait fait danser ou chatouillé jusqu'à la mort. Le professeur Mannhardt nous apprend les procédés employés par les paysans russes pour faire sortir le Liesehi ou génie de la forêt. On coupe, dit-il, des Bouleaux tout jeunes, on les dispose en cercle, de manière que les pointes soient tournées vers le milieu ; on entre dans le cercle, et on évoque l'esprit qui paraît de suite. On se place aussi sur une souche d'arbre coupé, le visage tourné vers l'Orient. On baisse la tête et, en regardant entre les jambes, on dit : « Oncle Lieschi, montre-toi, non pas comme un loup gris, non pas comme du feu ardent, mais semblable à moi. » Alors les feuilles du tremble se mettent en mouvement et le Lieschi se montre sous une forme humaine, et tout disposé à rendre n'importe quel service à celui qui l'a évoqué, pourvu qu'il lui promette son âme. Il est donc évident, d'après la conclusion du professeur Mannhardt lui-même, qu'en Russie, l'on suppose la présence du Lieschi, c'est-à-dire du diable des forêts, non pas seulement dans les souches des arbres, mais aussi sur les cimes des Bouleaux. Il paraît qu'au moyen-âge, en France, on conservait les branches de Bouleau comme un objet sacré. Du Cange cite le procès pour la béatification de Pierre de Luxembourg, où il est dit : « Vidit in quodam coffro secreto quasdam virgas de arbore quadam vulgariter vocata boulo. » Dans un document de l'année 1387, on parle des femmes garnies de verges de boust.

Le Bouleau, pour l'estonien, est la personnification vivante de sa patrie. On raconte qu'un paysan estonien avait vu un étranger endormi sous un arbre au moment où un grand orage allait éclater. Il l'éveilla ; l'étranger reconnaissant lui dit : « Lorsque, loin de ton pays, tu éprouveras le mal du pays, tu verras un Bouleau tortu. Frappe et demande-lui : Le tortu est-il chez lui ? » Un jour, le paysan étant parti comme soldat pour la Finlande, se trouva fort triste, parce qu'il songeait à sa maison abandonnée et à ses enfants : il vit alors le Bouleau tortu, il frappa et lui demanda : « Le tortu est-il chez lui ? » Alors parut l'étranger, qui fit appeler le plus rapide de ses esprits, et lui ordonna de transporter le soldat dans son pays avec un sac rempli d'argent.



[laconteuseduventdavril.sitew.com]

Re: le bouleau tortu
Envoyé par: lisa de la salamandragore (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 16 février 2012 17:03:16

merci à toutes les deux
Manu mon spectacle est à peu près "bouclé" j'ai chosi ce bouleau tortu car certaines images me parlent, en tout cas merci pour ta proposition.

Stéphanie, j'avais trouvé aussi ce texte sur Internet, ce qui est autour est intéressant mais le conte est encore plus réduit que dans ma version (sauf qu'ici ses fils sont nommés ses "esprits"), il manque une image que j'aime beaucoup: lorsqu'il rentre chez lui son "double" reste à la guerre jusqu'à sa démobilisation (je crois que c'est ce qui m'a fait choisir ce conte)
j'aime bien trouver d'autres versions, pour "tourner autour" du conte
mais sinon je me débrouillerai...



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