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je vous offre un conte
Envoyé par: HARVEGE (Adresse IP journalisée)
Date: dim. 14 avril 2013 20:12:22

Je vous offre ce conte ...où plutôt cette légende car Rosalie à réellement existé et on peut trouver sa photo sur internet


LA LÉGENDE DE ROSALIE LÉON L'ORPHELINE QUI DEVINT
> PRINCESSE.
>
> Rosalie Léon est née à Quimper en 1832. En mettant
> au monde sa onzième fille, la maman de Rosalie y
> laissa sa vie. Le destin de Rosalie commençait mal
> pour peu que l’on puisse dire.
> Quand elle a eu onze ans, elle a été placée chez
> les époux Marin qui tenaient une auberge à
> l’entrée de Guipavas, l’auberge de Bretagne. Il y
> avait beaucoup d’auberges en ce temps-là, on m’a
> dit qu’il y en avait une trentaine entre Le Relecq
> et Guipavas. Elle était employée dans cette
> auberge à toutes les basses besognes. Elle était
> en quelque sorte la bonne à tout faire. Malgré
> cela, elle grandissait et embellissait. Chaque
> jour, on découvrait que Rosalie allait devenir une
> très belle jeune fille. Mais son cœur était
> entaché par un manque d’affection… Toutes ces
> choses-là faisaient que Rosalie n’était pas tout à
> fait heureuse. Malgré tout, elle grandit et sa
> beauté devenait sans pareille.
> Quand elle a eu 20 ans, un grand événement est
> arrivé à l’auberge : des comédiens venaient
> d’arriver de Paris. Il n’y avait pas moins de deux
> diligences desquelles ont débarqué des femmes
> vêtues de robes bariolées qui dansaient en agitant
> des tambourins. Il y avait aussi des hommes
> portant de riches costumes et déclamant des vers à
> tout va. Il dégageait de tout cela une joyeuse
> pagaille et surtout Rosalie a pressenti chez ces
> gens-là un vent d’indépendance et de liberté. Et
> ça pour Rosalie, c’était important ! Alors elle
> leur a demandé où ils allaient et ils ont répondu
> qu’ils allaient au théâtre de Brest pour y jouer
> la comédie. Et Rosalie est partie avec les
> comédiens… Elle les a suivis jusqu’à Brest puis
> ensuite elle est remontée avec eux jusqu’à la
> capitale…
> Quand elle est arrivée à Paris, il fallait gagner
> sa vie. Que savait-elle faire ? A part le ménage,
> elle avait quand même un joli filet de voix. Elle
> avait emmené son costume de Bretonne alors elle a
> commencé à se produire dans les cafés, dans les
> petites gargotes, où elle chantait en Breton
> habillée en costume de Bretonne. Mais le Breton ça
> ne passait pas particulièrement à cette époque-là.
> Les gens ne comprenaient pas les paroles et elle
> n’avait pas vraiment beaucoup de succès. Mais
> comme elle était une très belle femme, elle était
> devenue en quelque sorte l’égérie des artistes de
> la capitale. Elle posait pour des peintres et
> inspirait certains poètes. Elle avait aussi gardé
> des contacts avec ses amis comédiens et un jour on
> lui proposa de rejoindre la prestigieuse troupe de
> la revue dont tout Paris raffolait, la revue du
> Moulin Rouge… Elle fut engagée comme danseuse dans
> la troupe du French Cancan qui avait un succès
> phénoménal depuis qu’un certain monsieur Offenbach
> orchestrait cette revue. Comme elle avait une
> plastique irréprochable, et qu’elle dansait
> admirablement bien, elle a fini par être nommée
> Première Danseuse. Tout ce que la capitale
> comptait de bourgeois, de notables et même de
> riches étrangers se pressaient tous les soirs au
> Théâtre de Paris. Et justement, ce soir-là il y
> avait dans l’assistance un très honorable
> personnage : son Altesse le prince Pierre de
> Wittgenstein, ambassadeur du Tsar Alexandre II et
> cousin de Nicolas 1er. Et oui il y avait déjà à
> cette époque un Nicolas très important mais ce
> n’était pas le même que le nôtre !
> Quand le prince a vu Rosalie, il est en tombé
> éperdument amoureux sur le champ. Dès la fin du
> spectacle, il est allé la retrouver dans sa loge.
> Il lui proposa de venir de dîner en ville avec
> lui. Une calèche les attendait à la porte du
> théâtre. Et ils allèrent dîner dans le plus
> prestigieux restaurant de Paris, c’était
> probablement au restaurant la Tour d’Argent. Et
> depuis ce jour-là ils ne se sont plus quittés. Et
> pour Rosalie, une nouvelle vie a commencé, une vie
> princière. Ils ont visité toutes les capitales.
> Ils ont même été à Saint Petersburg où elle a été
> présentée officiellement à son Altesse Alexandre
> II, Tsar de toutes les Russies. Mais Rosalie avait
> au fond de son cœur la nostalgie de sa Bretagne
> natale et elle a confié au Prince qu’elle aimerait
> revoir ce petit coin où elle avait passé une
> partie de son enfance, près du Relecq-Kerhuon.
> Celui-ci, follement amoureux, s’empressa
> d’affréter un bateau vapeur avec un équipage, afin
> de rejoindre par la mer ce lieu qu’elle aimait
> tant. Quand ils sont arrivés dans l’Elorn, cette
> rivière qui borde la région de prédilection de
> Rosalie, le Prince à son tour a eu un coup de
> foudre devant ce paysage magnifique. Il s’est
> tourné vers elle et lui a dit :
> « je vais te faire construire un château ici même,
> sur les bords de l’Elorn au lieu-dit ‘Rubian’ »,
> un château qu’on appellera évidemment le château
> de Kerléon. Il fit venir des ouvriers de la région
> et même de nombreux moujiks, des paysans russes
> qui construisirent le château et aussi qui
> aménagèrent un parc d’une rare beauté. On avait
> fait venir des plantes et des essences de toutes
> les parties du monde. Le Prince lui a fait
> construire dans ce parc une piscine, en forme de
> cœur alimentée en eau de mer et chauffée. C’était
> une prouesse à cette époque ! Un employé et une
> chaudière lui étaient spécialement employés.
> Ils ont vécu dans ce lieu idyllique vingt années
> de bonheur pur et sans orage. Ils s’aimaient
> toujours comme au premier jour. Mais comme dit la
> chanson, les histoires d'amour finissent mal en général,
> Rosalie a commencé à tousser, à tousser, à
> maigrir. Elle avait contracté cette maladie
> courante à l’époque pour laquelle on n’avait pas
> encore trouvé de vaccin et qu’on a appelée plus
> tard la tuberculose. Beaucoup de gens mourraient
> de cette maladie qui n’épargnait ni les riches ni
> les pauvres. Le prince fit venir les médecins les
> plus chevronnés de France à son chevet, rien n’y
> fit. Tout ce qu’on avait trouvé pour atténuer les
> douleurs, c’était de lui proposer de respirer de
> l’éther, si bien quand elle se déplaçait en
> calèche, elle laissait traîner derrière elle un
> parfum d’éther que tout le monde reconnaissait.
> Elle a été aussi plusieurs fois en cure, à Heinz
> en Allemagne et malgré cela, elle dépérissait, ce
> qui rendait le prince terriblement malheureux.
> Comme elle était très pieuse, et sentant sa fin
> proche, elle fit venir à son chevet l’Abbé Letty.
> Ah c’était un sacré bonhomme que ce curé, l’Abbé
> Letty ! C’était un curé sans église ! En effet, il
> y avait bien la toute petite chapelle de Notre
> dame du Relecq, trop petite pour contenir les
> fidèles. Et malgré les quêtes et les dons des
> pêcheurs kerhorres qui n’étaient pas très
> fortunés, mais je dirais même qu’ils étaient
> presque tous miséreux, son projet restait vain.
> Alors Rosalie lui a proposé de lui léguer la somme
> de 25 000 francs or, afin de bâtir au Relecq une
> église digne de ce nom. Elle a aussi légué une
> forte somme dans le but de bâtir un orphelinat. Et
> c’est pour cela qu’aujourd’hui nous possédons au
> Relecq-Kerhuon une église digne d’un chef-lieu de
> canton qu’elle ne verra jamais car elle s’est
> éteinte quelques mois plus tard. Le prince fou de
> douleur lui fit construire une chapelle et si vous
> allez un jour dans le petit cimetière du
> Relecq-Kerhuon, vous verrez juste à l’entrée cette
> chapelle. Approchez-vous et vous verrez à
> l’intérieur le buste de cette femme magnifique
> qu’était Rosalie Léon.
> Le prince ne lui survécut pas longtemps. Il
> décéda un an après elle, jour pour jour, terrassé
> par le chagrin. Il avait émis le souhait d’être
> enterré auprès de celle qui fut l’amour de sa vie.
> Mais la famille princière qui n’avait jamais
> accepté le mariage du prince avec une roturière
> vint rechercher le corps afin de l’inhumer en
> Russie malgré les manifestations organisées
> spontanément par les Kerhorres.
> Mais si vous avez un soir la curiosité de vous
> promener le long du petit chemin qui borde
> l’Elorn, vous pourrez peut-être apercevoir au loin
> dans la brume la haute silhouette d’un homme
> portant haute forme et queue de pie et tenant la
> main d’une belle femme vêtue d’une longue robe
> blanche… Vous aurez peut-être reconnu les amants
> éternels de Rubian.
>
>
>
>
>
>
>
>
>
>

[harvege.e-monsite.com]

Re: je vous offre un conte
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: lun. 15 avril 2013 12:48:02

salut
j'aime beaucoup ce genre d'histoire qui vous donne l'impression de bien connaître les personnages . il me semble qu'elle avait un sur nom ta danseuse non . j'ai l'impression d'avair déja entendu une partie de ton histoire mais où ?
en tout cas elle m'a transporté vers une époque finalement pas si lointaine si on y regarde bien . bravo de nous la faire partager .
bonne journée maïkan

*****

"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: je vous offre un conte
Envoyé par: HARVEGE (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 18 avril 2013 18:51:28

Il s'agit d'une histoire vrai...et nous sommes très fier d'avoir eu une princesse dans notre petite ville du Relecq-Kerhuon(Finistère)si cela t’intéresse : [fr.topic-topos.com]. Elle a pris le nom de Rose Noël un anagramme de son nom pendant quelque temps à ses débuts à Paris.

[harvege.e-monsite.com]

Re: je vous offre un conte
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 19 avril 2013 00:21:04

bravo les anecdotes sont souvent de très bonnes histoires à raconter je vais regardé sur ton lien . une belle vie bien remplie .
c'est ce genre de personnage qui vous font rêver un peu comme coco channel , même si je n'ai pas envie d'avoir leur vie .
bonne soirée .
Maïkan

*****

"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for



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