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légende sur la cithare
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: mer. 22 mai 2013 10:38:26

bonjour à tous

je suis entrain de collecter toutes les légendes que je pourrais trouver sur la cithare . J'ai retrouvé celle d'Hermes de sa carapace de tortue et des tendons prélévés sur des boeufs qu'il aurait volé .
J'ai aussi trouvé celui sur la recherche du bonheur , un conte soufi absolument déliieux.
J'en cherche d'autre voir d'autres versions si vous avez . Même des réferences sur le sujet seraient les bien venue.
J'ai même lu que les Tziganes auraient utilisé la cithare, avant de la remplacer par la guitare . je cherche aussi dans ce sens, car tout le monde raconte la légende sur le violon des tziganes , mais rien sur la cithare . j'aimerai beaucoup trouver quelque chose là dessus . Alors si vous avez cette pépite dans votre sac à malice , je vous en serait éternellement reconnaissante .
bonne journée à vous
maïkan

*****

"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: légende sur la cithare
Envoyé par: fanette (Adresse IP journalisée)
Date: mer. 22 mai 2013 19:59:13



J'ai trouvé ceci sur internet, Maïkan ! A mon avis, il est à (re)travailler.

L'antique cithare

Il y avait parmi les précieuses oeuvres d'art dont regorgeait la salle du Trésor impérial une cithare antique que plus personne n'osait toucher depuis longtemps. La légende raconte qu'elle fut jadis taillée dans le bois de l'arbre Kiri qui fut, en des temps immémoriaux, le roi de la forêt de Loungmen, un haut lieu d'énergie selon les maîtres du Feng Shui. Sa tête altière dialoguait avec le vent et les étoiles, ses racines profondes se nourrissaient du souffle du Dragon de la Terre. L'esprit de l'arbre était puissant et l'instrument qu'un magicien luthier des temps anciens tailla dans son bois était farouche, difficile à apprivoiser. Rares étaient les musiciens qui parvenaient à l'accorder, plus rares encore ceux qui pouvaient en tirer des sons mélodieux. Houang-ti, le mythique Empereur Jaune, fut le premier à en jouer et il composa dessus des airs oubliés qui, dit-on, pouvaient chasser les nuages ou apporter la pluie. Dans les siècles qui suivirent, il y eut encore quelques grands maîtres de musique qui purent faire vibrer harmonieusement la cithare sacrée, comme s'ils étaient reconnus par elle. Mais, depuis plusieurs dynasties, tous ceux qui avaient essayé d'en jouer n'en avaient tiré que sons discordants et pitoyables cacophonies, signe sans doute que le temps des musiciens véritables était révolu.

Un empereur se mit en tête de se choisir un nouveau maître de musique en recourant à la cithare qu'il fit exhumer de la salle aux trésors. Il voulait savoir s'il existait quelqu'un dont l'art avait encore une once de magie ou si pareil talent n'était plus que légende d'antan. Il fit annoncer dans tout l'empire les termes du concours.

Peu de musiciens se présentèrent aux portes du palais, de peur de perdre la face devant le Fils du Ciel en personne. Et c'est à reculons que les musiciens de la Cour se soumirent à l'épreuve. Ce qu'ils redoutaient le plus se produisit effectivement: ils ne tirèrent de l'instrument que grincements, crissements, couinements qui firent défiler sur les augustes visages de l'empereur et de la Cour toute la gamme des grimaces. Les quelques maîtres de musique venus des quatre horizons de l'empire n'apportèrent pas plus de bonheur à l'assistance.

Vint alors le tour d'un musicien errant, l'un de ces baladins en guenilles qui jouaient pour les oiseaux des pinèdes, les poissons des torrents et les pèlerins dans la cour des temples. Il prit la cithare, caressa longuement la caisse de résonance comme s'il cherchait à apprivoiser un cheval rétif. D'une main, il fit vibrer chaque corde en l'effleurant, de l'autre l'accorda avec le sourire intérieur de l'amant qui contemple sa bien-aimée.

Une mélodie monta doucement, des vagues de notes cristallines s'élevèrent et s'évanouirent comme le flux et le reflux des flots sur la berge. Alors qu'on était en automne, un vent tiède se mit à souffler dans la salle. Elle embauma le parfum des cerisiers en fleur. Les visages de la noble assemblée rayonnèrent d'une joie paisible. Les musiciens présents reconnurent le mode Kiao, celui du printemps. La musique s'accéléra soudain et prit la tonalité Tche. Un vent chaud fit retentir sous les poutres le chant des grillons, les pouls battirent la chamade, les corps bouillonnèrent de vie. Les dignitaires perdirent toute contenance, dodelinant de la tête et se balançant en cadence, irrésistiblement entraînés par le rythme. Certains se levèrent et se mirent à danser. La musique ralentit et s'appuya sur le son You. Un vent glacial siffla sa complainte entre les colonnes de marbre. Des flocons de neige voltigèrent dans la salle et se mêlèrent aux larmes de la nostalgie sur les visages de la noble assemblée.

La cithare égrena ses dernières notes qui résonnèrent longtemps sous la charpente. Puis elles se fondirent peu à peu dans la vibration du silence, devenue alors étonnamment présente. Après un temps qui parut une éternité, la voix de l'empereur fit sortir l'assistance de son étrange engourdissement:

- Félicitations. Vous avez réussi là où tous ont échoué. Vous serez mon maître de musique. Dites-nous votre nom et d'où vous tenez le secret de votre art.

Le musicien errant esquissa un timide soupire et dit:

- Mon nom est Peïwoh, Majesté. A mon humble avis, les autres ont échoué car ils voulaient faire entendre leurs propres musiques. Quant à moi, j'ai laissé la cithare chanter les thèmes de son choix. Et je serais incapable de dire si c'est Peïwoh qui joua de la cithare ou la cithare qui joua du Peïwoh. Grâce à cet instrument divin, je suis allé jusqu'au bout de mon rêve de musicien et je n'en ai plus besoin. C'était mon seul but en venant ici.

Il déposa la cithare au pied du trône et il franchit la grande porte laquée de rouge et d'or. Quand l'empereur sortit de sa stupéfaction, il donna des ordres pour qu'on rattrapât le maître de musique qu'il s'était choisi. Mais la brume de l'automne avait englouti son ombre.



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Il n'y a rien de plus s

Re: légende sur la cithare
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: jeu. 23 mai 2013 00:26:25

merci fannette je prend très beau c'est aussi ce que je pense quand j'en joue . c'est iun intrument d'une liberté assez phénoménale .
je prends et je retravaillerai c'est sur , j'aime beaucoup la structure de l'histoire . je crois que je vais en faire quelque chose de bien . je recoupe aussi avec d'autres histoires que j'ai déjà , je trouve que cet instrument mérite bien mieux .
bonne soirée à toi
Maïkan

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"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: légende sur la cithare
Envoyé par: Béatrice Becquet (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 24 mai 2013 02:07:35

Bonjour Fanette,

Ce conte est magnifique.
Il est dans le même esprit que "Le peintre des cygnes sauvages", de Catherine Clément : l'artiste disparaît/devient dans son art.

Manu, je dois en avoir un sur l'invention de la cithare par les Tziganes. Mais peut-être le connais-tu déjà?

Béatrice
www.beatricebecquet.eu

***Bientôt/l'homme posera une échelle/contre la voie lactée. (Yoshida Tôshirô)

Re: légende sur la cithare
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: ven. 24 mai 2013 10:38:26

non je n'ai pas , mais je prend .
je savais que çà devait exister! cela fait un moment que je cherche sans trouver .je voulais déjà mettre quelque chose comme çà dans ma raconté sur les tziganes .Qui soit dit en passant à déja été demandée dans une école youpi!!!!
donne moi les reférences , là tu me fais vraiment plaisir . D'autant que je joue de la cithare , c'est génial.
merci merci merci . tiens deux bises virtuelles en echange.
Maïkan

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"parce que nous sommes tous des enfant perdus dans la for

Re: légende sur la cithare
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: mar. 28 mai 2013 11:09:36

salut béatrice
apparement tu n'as pas le temps en ce moment de me l'envoyer . pas grave donne moi justeles reférences du texte c'est bien aussi . Sinon pas grave je vais inventé comme d'hab.
bonne journée
Maïkan

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Re: légende sur la cithare
Envoyé par: Béatrice Becquet (Adresse IP journalisée)
Date: mar. 28 mai 2013 12:42:52

Bonjour Maïkan,

Désolée d'avoir été si longue pour te répondre!

Je ne retrouve pas la légende en question. Pourtant je suis sûre de l'avoir lue et peut-être d'en avoir le texte.

Je vais continuer à chercher. Es-tu intéressée par d'autres légendes tziganes en lien avec la musique (les violons, ça ne manque pas!), ou d'autres thèmes : diable, femmes, chevaux, Petit Poucet version tzigane de Pologne?

Béatrice
www.beatricebecquet.eu

***Bientôt/l'homme posera une échelle/contre la voie lactée. (Yoshida Tôshirô)


Re: légende sur la cithare
Envoyé par: manu67 (Adresse IP journalisée)
Date: mar. 28 mai 2013 15:53:47

salut béatrice
eh bien si tu te souviens de l'histoire et que tu peux me faire un résumé cela m'irai aussi .
justement je voulais eviter le violon . en fait l'école qui m'a demandé de raconté a étudié un livre qui s'appelle la flûte tzigane . je l'ai commandé mais pas encore reçu . du coup je cherchais quelque chose qui s'inscrirait dans l'univers de la musique .
le petit poucet polonais me plairait bien aussi . Je me suis toujours senti beaucoup d'affinité avec le petit poucet européen alors une autre version tu pense ...
Mais si tu est over booker , ce n'est pas préssé , attend une pose pour le faire .
La cithare c'est parce que c'est pour la 20 juin . donc c'est court pour préparé , d'autant qu'on m'a demandé de remplacer une autre conteuse au pied levé dans une crêche et je je conte leur servir une de mes histoires perso : lenisouris , la petite chauve-souris qui avait peur du noir.
je vais donc devoir accéléré le mouvement .
un gros bisou à toi pour t'être donné tant de peine alors que tu à plein de choses sur le feu .
Maïkan

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