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contes de printemps
Envoyť par: Mathilde_au_pays_des_fraises (Adresse IP journalisťe)
Date: mar. 14 mars 2017 12:46:52

Bonjour à tous,
Toujours dans mes racont√©es saisonni√®res pour maternelles et personnes √Ęg√©es, je viens compl√©ter mes racont√©es par vos pr√©cieuses id√©es... pour avril, ce sera le printemps,
Je vais raconter la randonnée du gros radis,
Le jeu de doigt de la fleur et du papillon (d'ailleurs si qqn avait un conte sur une fleur et un papillon autre que celle de grimm que je trouve trop moralisatrice)
La devinette des 3 fleurs de grimm
La petite tulipe rose de sara con Bryant
si d'autres histoires devinettes ou chanson vous viennent √† l'esprit... notamment sur P√Ęques, mais pas trop catho. Merci Merci
et bonne journée,
Mathilde

Re: contes de printemps
Envoyť par: Contadiralire (Adresse IP journalisťe)
Date: mar. 14 mars 2017 21:34:56

Pour la maternelle un petit conte de randonnée de printemps:
Deux demoiselles
Il était une fois, au bord de la rivière deux libellules.
Deux demoiselles √©l√©gantes aux ailes transparentes, elles voletaient sur le chemin ensoleill√© et butinaient la ros√©e, mais voil√† que l'une des deux amies, a mis sa chaussure argent√©e dans une toile d'araign√©e : - "Ah ! Au secours, au secours", la voil√† prise. "Attention, attention !" Il faut partir avant que l'araign√©e velue vienne en faire son d√ģner.
Son amie très pressée est partie chercher de l'aide pour la délivrer, la première qu'elle rencontre c'est l'abeille dorée :
-"Aide moi à délivrer mon amie qui a mis sa chaussure argentée dans une toile d'araignée.
L'abeille dorée a accepté : -"Pour cela il faut me donner du nectar sucré"
La libellule est repartie : -"Fleur d'oranger donne moi du nectar sucré pour l'abeille dorée qui m'aidera à délivrer mon amie ; elle a mis sa chaussure argentée dans une toile d'araignée".
La fleur d'oranger a accepté : -"Pour cela il faut m'arroser et je te donnerai du nectar sucré"
La libellule est repartie : -"Nuage léger veux-tu bien arroser la fleur d'oranger qui me donnera du nectar sucré pour l'abeille dorée qui m'aidera à délivrer mon amie ; elle a mis sa chaussure argentée dans une toile d'araignée".
Le nuage léger a accepté : -"Pour cela demande à l'orage d'été de me pousser au dessus de la fleur d'oranger."
La libellule est montée, elle est montée jusqu'au ciel, elle est allée trouver l'orage d'été.
L'orage d'été accepté, et l'orage d'été est venu, il a poussé le nuage léger au dessus des orangers, et le nuage léger a arrosé la fleur, elle a donné son nectar sucré à l'abeille dorée, et l'abeille dorée a aidée la libellule à délivrer son amie qui avait mis sa chaussure argentée dans la toile d'araignée.
Elles sont arriv√©es juste √† temps, car l'araign√©e velue avait vu la libellule emm√™l√©e, et elle avait commenc√© √† tisser son fil, elle comptait bien faire son d√ģner de la libellule emp√™tr√©e.
Ouf ! elles ont souffl√©, et elles sont reparties d'un cŇďur l√©ger butiner de la ros√©e.

Diroulir : [diroulir.blogspot.fr] prend la suite de "contadiralire".

Re: contes de printemps
Envoyť par: ClaireJM (Adresse IP journalisťe)
Date: mer. 15 mars 2017 11:25:06

Quelle jolie randonnée, merci Laurence.
ClaireJM

Re: contes de printemps
Envoyť par: Contadiralire (Adresse IP journalisťe)
Date: mer. 15 mars 2017 20:51:25

Légende de l’hiver et du printemps, une belle histoire de la culture indienne. Les indiens de la région des grands lacs expliquent comment le printemps a succédé à l'hiver (légende des indiens Navajos)

Lorsque le vent du nord se mit à souffler vers le sud, il chassa devant lui "le vieil homme Hiver" qui s'arrêta sur les bords du grand lac, il décida de s'y installer. (Cette façon de designer l'hiver pourrait sembler étrange, puisqu'il était alors robuste et fort, mais à cause de ses longs cheveux blancs, les indiens le prenaient pour un vieillard).

Il construisit patiemment sa demeure dans la grande for√™t. L√†, le vent continuait √† faire rage, sifflant et hurlant, brisant les branches, d√©tachant les feuilles, qui s'envolaient dans l'espace et qu'il obligeait √† danser et √† tourbillonner devant lui, arrachant les nids cach√©s dans les brandes et les oiseaux blottis dans les buissons, et causant de grands d√©g√Ęts.
Le vent du nord est en effet cruel et prend plaisir à semer la destruction.

C'était un logis bien bizarre que l'hiver construisit pour se protéger du Vent : une sorte de hogan aux murs de glace. Pas de foyer. Alors que les indiens de la région couvraient le sol de leur demeure de tapis de laine ou de peaux de bêtes, lui étendit par terre un épais tapis de neige.
C’était aussi de la neige qu'il se mit a faire tomber, car il savait que cette neige pourrait protéger les graines confiées au sol et aussi bon nombre de petites herbes et d'insectes que le froid engourdissait.

Il vécut ainsi très occupe pendant plusieurs lunes. Depuis son arrivée dans la région, tout avait graduellement changé d'aspect autour de lui. A part les sapins et les grands pins noirs, les arbres étaient dénudés, l'herbe avait disparu, l'eau des ruisseaux et des sources était gelée. On n'entendait plus d'oiseaux. On n'apercevait plus d’écureuils.

Les ours s’étaient réfugiés dans leur caverne ; les lapins dans leur terrier et la nuit les loup affamés hurlaient à la lune. Tout était devenu blanc ou gris. Certains animaux, de ceux qui osaient encore sortir, avaient changé de couleur.

Pour se prot√©ger contre le froid, ils avaient rev√™tu leur fourrure la plus √©paisse, dont la nuance se rapprochait de celle du paysage. Ainsi les chasseurs les verraient ils moins facilement, maintenant qu'avaient disparu les hautes herbes o√Ļ ils se cachaient d'habitude.

Quand l'hiver eut construit sa maison, jeté partout ses blancs tapis, glacé les cours d'eau, il n'eut plus rien à faire. Alors, peu à peu, il commença à s'ennuyer.
Un soir qu'il se tenait devant son hogan, tourné vers le Sud, il vit venir vers lui une jeune fille d'une ravissante beauté. Chose étrange, au lieu de se tasser et de craquer, la neige se mettait fondre sous les pas de cette jeune fille.

Tout en elle respirait la joie, la douceur et la bonté. Son regard brillait de l'éclat des étoiles qui s'allument dans le ciel, ses longs cheveux étaient aussi noirs que les plus des corbeaux, mais la couleur de ses joues rappelait celle des pétales d'églantines. Elle portait des vêtements d'un vert tendre garnis de bourgeons de saule et aux pieds des mocassins aux broderies de vives couleurs. Quand elle respirait, l'air semblait s échauffer doucement autour d'elle. L'hiver dit :
"√Čtrang√®re, je ne sais pas d'o√Ļ tu viens, mais tu es la bienvenue chez moi. Ma demeure est triste et froide, mais elle peut t'abriter cette nuit et te prot√©ger contre les animaux f√©roces qui rodent dans la for√™t. Peux-tu me dire qu'elle est ta tribu, toi qui portes des v√™tements si √©tranges ? Assois-toi. Parle moi de ton pays, moi je te parlerai des mes exploits, car je suis Manitou et j'ai vu bien des lunes s'arrondir puis d√©cro√ģtre".

La jeune fille entra et s'assit sur l'épais tapis de neige. L'hiver pris deux pipes, les remplit de tabac et lui en présenta une. Ensemble ils fumèrent le calumet. Quand la fumée eut dégourdi la langue du vieillard, il se mit à parler. Il dit :
"Je suis Manitou. Je soupire et alors les eaux des sources et des rivières se changent en glace"
"Je respire, dit la jeune fille d'une voix douce et source et rivières se mettent à jaillir et à couler"
"Je fais un signe, dit le vieillard et a mon appel, la neige vient couvrir la terre autour de moi"
"Et moi, je fais un signe et à mon appel, une pluie tiède tombe des nuages"
"Quand je marche, reprit l'hiver, la sève s’arrête dans les arbres. J'ordonne aux animaux de se cacher dans leur trou, au soleil et aux oiseaux de partir vers ces régions lointaines et les animaux se terrent, les oiseaux s'envolent et le soleil s'éloigne de moi"
"Quand je marche, dit la jeune fille, la sève des arbres, les bourgeons naissent, les plantes lèvent la tête, les animaux sortent de leur terrier, les oiseaux reviennent et chantent"

Toute la nuit ils continu√®rent √† parler ainsi et l'hiver charm√© par la beaut√© et la gr√Ęce de sa nouvelle compagne et par la douceur de sa voix, ne s'apercevait pas que l'air de sa demeure devenait de moins en moins froid. Comme il n'√©tait habitu√© ni √† cette chaleur ni √† ce charme, il finit par s‚Äôendormir.
Alors la jeune fille alla à la porte de la maison et fit signe au soleil lointain qui, depuis longtemps n'avait osé se montrer. Le soleil se remit en route vers la région des Grands Lacs. Un oiseau le suivit, puis un autre, puis tous ceux qui avaient émigré a cause de l'hiver.

Un geai bleu cria "soif". La jeune fille regarda l'endroit o√Ļ se trouvait la source et celle ci se mit √† jaillir toute joyeuse en disant : "je suis libre, maintenant viens boire oiseau".
Dès qu'elle sentit l'eau de la source, la terre murmura aux graines qui avaient germé dans son sein : "il fait moins froid, vous pouvez sortir".
Et l'on vit les jeunes pousses se montrer timidement d'abord, puis sourire au soleil. Pendant que le vieillard continuait à dormir, sa compagne vient caresser ses cheveux blancs. Au contact de cette main, la taille du vieil homme diminua graduellement, les murs de l'habitation s'écroulèrent peu à peu, les tapis de neige se mirent à fondre.

L'hiver finit par ne plus être qu'un tout petit être assez léger pour que la jeune fille ait pu le prendre doucement dans ses mains. Elle se redressa alors se tenant toute droite et lumineuse au milieu des débris de sa demeure, elle appela le Vent qui venait du Sud et lui dit :
"Vent qui viens du Sud et qui t'en vas vers le Nord, emporte l'Hiver avec toi, reconduis le dans son pays. Il sera de nouveau fort et robuste quand vous arriverez dans les grandes plaines blanches qui sont là bas, bien loin au delà des lacs".
Il pourra revenir ici plus tard quand les oiseaux auront √©lev√© leurs petits, quand les √©cureuils auront fait de nouvelle provisions et les hommes r√©colt√© le ma√Įs.
Le Vent prit l'hiver et l'emporta sur un nuage.
Alors la jeune fille se mit √† l'ouvrage. Son souffle r√©chauffa l'air ; il faisait √©clore les bourgeons et dresser les brins d'herbe. Les oiseaux chantaient √† son approche et la ou elle passait, les sources jaillissaient, les feuilles et les fleurs se montraient et les animaux quittaient leur terrier. Tout devenait gai, heureux, brillant comme elle. Bient√īt la for√™t et la plaine se remplirent de lumi√®re, de chansons et de parfums.

une bien belle histoire à raconter et à mettre à sa bouche - venue des sites dédiés aux amérindiens: [amerindien.e-monsite.com] et [amerindien.over-blog.com]



Diroulir : [diroulir.blogspot.fr] prend la suite de "contadiralire".

Re: contes de printemps
Envoyť par: mathilde pommier (Adresse IP journalisťe)
Date: ven. 17 mars 2017 21:30:06

Il y a un conte à doigts :

Voici mon jardin (montrer sa main ouverte)
J'ai planté des graines dans mon jardin (tapoter la paume de l'index de l'autre main)
J'ai recouvert les graines de terre, dans mon jardin (rabattre les doigts de la main-jardin avec l'autre main)
La pluie est tombée sur mon jardin (Les doigts de la main libre imite la pluie)
Le soleil a brillé sur mon jardin (main libre imite le soleil)
Et ont poussé dans mon jardin (se concentrer sur la main jardin)
Une, deux, trois, quatre, cinq jolies fleurs (lever les doigts au fur et à mesure verticalement)

Re: contes de printemps
Envoyť par: la mere castor (Adresse IP journalisťe)
Date: ven. 17 mars 2017 21:55:16

Mathilde /Hélène, je vais raconter en crèche sur le thème du jardin, alors je prends! Merci.

Re: contes de printemps
Envoyť par: mathilde pommier (Adresse IP journalisťe)
Date: sam. 18 mars 2017 10:59:15

C'est ce que j'avais compris. Bonne contée.
Hélène



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